Traité de morale pour triompher des emmerdes

Fabrice Midal

Dans le prologue, l'auteur nous rappelle que, dès l'école, un principe est aujourd'hui inculqué : pour triompher des emmerdes, pour réussir, il faut être fort, savoir se battre, écraser les autres avant qu'ils ne nous écrasent. Etre le coq triomphant dans l'excitant combat auquel se réduiraient nos existences. On n'y arrive pas ? Une alternative nous est proposée : apprendre à « laisser tomber », à lâcher prise, à être « zen », à rester « calme », à grimper dans les nuages, à se réfugier dans une bulle pour atteindre une sorte de sérénité. Telles sont devenues nos deux seules références d'existence. Nos deux pièges mortifères. Tuer ou abandonner… Or l'auteur ne veut pas détruire les autres et n'a pas non plus envie de renoncer à ses responsabilités, à sa révolte et à ses aspirations profondes. Il a donc cherché une autre voie possible, qu'il nous propose en vingt chapitres courts, clairs et denses, pleins d'exemples vivants, simples et concrets, qui s'articulent autour de cette merveilleuse phrase du philosophe Vladimir Jankélévitch : « La connaissance de soi est précédée de la question : que dois-je faire ? » C'est une question que nous pouvons tous et toutes nous poser. Un livre salutaire ! Lire la suite

192 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 135x210

Prendre appui sur la réalité
Les emmerdes ne sont pas (uniquement) des calamités mais les aiguillons qui nous poussent à trouver des moyens d'agir, de nous défendre, de nous débrouiller… Ils forment la trame de la vie même. Fabrice Midal de constater : « J'ai appris à défaire ce qui doit être défait, à libérer ce qui doit être libéré, à apaiser ce qui doit être apaisé, à construire ce qui mérite d'être construit. A dire bonjour à ce qui est. Et à avoir de l'allant… Je suis fort dès que je ne cherche pas à me préserver de la réalité mais sais prendre appui sur elle pour avancer. »

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